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Dans tes rêves, quel est le métier qui te passionne ? Celui où tu pourrais y passer des heures sans même que tu ne t’en rendes compte ?

Pourquoi je te pose ces questions ? Parce que tout part d’un rêve. Rêve que tu as très certainement oublié mais que tu vivais intensément étant enfant.

N’as-tu jamais rêvé d’être médecin, pompier, chanteuse, écrivaine, avocate peut-être ? Puis la vie, tes expériences, ce que tu as appris et intégré comme être la voie à suivre, ont pris le dessus et tu as mis une partie voire la majorité de tes rêves de côté.

Alors, à quoi jouais-tu quand tu étais enfant ? A quoi rêvais-tu ?

Enfant, rien ne nous arrêtait. Nous vivions nos rêves dans notre monde imaginaire, dans l’ici et maintenant.

Je me souviens faire de ma balançoire mon cheval et je voguais sur celui-ci à l’horizontal au lieu de faire simplement de la balançoire. Je créais à partir d’un simple objet de la vie de tous les jours. J’étais une princesse sur son cheval avec sa longue traîne faite d’un drap que j’avais piqué à ma Maman et je chevauchais cheveux au vent à travers des paysages aussi divers que variés ! Un rien m’inspirait.

Je vivais passionnément mon monde d’enfant, lequel était égalitaire pour chaque être humain sur cette terre. Rien ne m’arrêtait. Mon imaginaire était à son summum ! J’avais des amis imaginaires à foison. Il m’arrivait tant d’aventures ! J’aurai pu écrire des livres tellement j’avais d’idées débordantes ! J’étais libre et seule la passion débordante que j’avais pour la vie glissait à travers moi.

Alors pourquoi vingt ans plus tard, tout me semble utopique ? Où est passée ma passion pour la vie ? Et pourquoi ai-je l’impression de ne plus avoir de créativité ? Pourquoi ne me sens-je pas capable d’écrire un livre ?

Mes expériences et apprentissages m’ont révélé que je me suis coupée de mon rêve et de cette enfant intérieur qui m’habite toujours.

Et toi, à quoi jouais-tu quand tu étais enfant ? A quoi ressemblait ton monde imaginaire ?

Qui était tes héros d’enfance ? Les princesses vaillantes de Disney, les super-héros, les personnages de dessins animés ou de BD, les personnages de roman ?

Mes héroïnes d’enfance, ce sont toutes les princesses vaillantes, éprises de liberté et de choix. Une s’évadait dans les livres et se sentait différente, une autre courait dans la nature en parfaite connexion avec celle-ci. Je sentais quelque chose vibrer en moi quand j’étais en leur présence à travers les dessins animés. Je me retrouvais en elles.

Puis le temps à passer, je suis rentrée dans ce que j’appelle la boite soit un parcours linéaire école, études, travail en entreprise… Où avait bien pu passer cette enfant si joyeuse, rêveuse, pleine d’imagination et de créativité ?

Ce chemin, cette expérience, je devais la faire pour comprendre que j’avais oublié cette petite fille sur le bord du chemin, que je m’étais éloignée de mon rêve et de ma colonne vertébrale de valeurs que j’avais construite grâce à mes héroïnes d’enfance.

Tout part d’un rêve.

J’en suis fondamentalement convaincue aujourd’hui. Quoique ce soit que nous entreprenons dans notre vie part d’un rêve. Il nous permet de mettre en place des fondations et nous donne la direction à suivre. Il n’est bien sûr pas suffisant pour notre action, mais c’est la première étape du parcours que j’ai surnommé « le projet ».

« Le projet », c’est un parcours que je construis pour soutenir les jeunes femmes qui souhaitent se lancer en tant qu’entrepreneure ou qui le sont déjà. Ce parcours se divise en douze étapes qui font chacune appel à une de nos parties intérieures.

Et dans cette première étape, je fais appel à ta partie 9, soit ta partie rêveuse et visionnaire.

Alors rêvons ensemble ! Aucune limite !

Et si toi, comme Alain Passard, Chef 3 étoiles au guide Michelin de son restaurant Arpège à Paris, tu étais cet enfant qui a créé son rêve ? Dont la seule ambition est de te dire que tu aimes ce que tu fais chaque jour de plus en plus, que tu aimes ton métier plus que tout et que celui-ci t’amène confort, amour, bonheur et bien-être ?

Alors de quoi rêves-tu ? ça te revient ?

Maintenant que je ravive cette partie chez toi, je suis certaine que ton rêve te revient petit à petit. Elle a peut-être un peu de peine à se faire entendre parce qu’une petite voix te susurre les mots « rêver c’est bien joli, mais c’est impossible, ça ne te mettra rien dans l’assiette… ». Ah, cette petite voix ! Je l’ai appelée « cacahuète ». C’est notre partie rationnelle. Elle a tellement bien été entraînée qu’elle fait du très bon boulot. Trop même ! Alors simplement, remercie-la de fonctionner si bien. Tu auras besoin d’elle, mais plus tard. Elle te sera utile lorsqu’il y aura besoin de mettre de la structure dans ton projet. Maintenant, laisse place à cette partie 9. Peut-être, ressens-tu une émotion qui monte, un souvenir ?

 Tu y es ? Oui, cette idée qui t’es revenue, qui refait surface dans ton conscient ! Parce que ton rêve a toujours été là, mais dans ta partie inconsciente.

Qu’est-ce que tu ressens intérieurement en revivant ce rêve ? Une émotion positive comme de la joie, de l’amour ? Si c’est le cas, inspire profondément et à l’expiration laisse rayonner ce ressenti partout dans ton corps.

Ton rêve, c’est ta lumière même petite dans les heures sombres. Tu te sens perdue ? Repense à ton rêve, à l’émotion positive qu’il te procure et respire profondément et fais rayonner cette émotion.

 Ton rêve, c’est le fondement, le premier pilier de ton projet entrepreneurial. Celui auquel tu pourras toujours te raccrocher même dans les moments difficiles, surtout dans les moments difficiles.

Prends comme exemple, Massimo Bottura, Chef 3 étoiles au guide Michelin avec son restaurant l’Osteria Francescana à Modène en Italie. Son rêve, ramener ses clients à l’enfance à travers sa vision contemporaine de la cuisine de la Mama italienne. Il est guidé à la fois par son souvenir d’enfance des tortellinis de sa Grand-Mère qu’il piquait crus, caché sous la table de la cuisine, quand elle avait juste terminé de les rouler ; mais aussi par son envie d’apprendre, d’évoluer et par le challenge procuré d’amener la cuisine italienne au 21ème siècle.

Pourtant rien n’a été facile ! Réinterpréter la cuisine italienne, sacrilège ! Il avait l’Italie contre lui. Il faisait face à 26 siècles de tradition et à de violentes critiques qui l’accusaient d’empoisonner l’esprit de la nouvelle génération de cuisiniers italiens parce que la différence qu’il apportait était une menace à la tradition. Son restaurant s’était vidé. L’Italie lui tournait le dos.

Il en est arrivé à se poser la question « doit-on continuer ? ». Soutenu par sa femme qui lui suggère de continuer encore un an, car elle savait que s’il renonçait, il le regretterait jusqu’à la fin de sa vie et porté intérieurement par son rêve, il ne renonce pas. Il n’a suffi alors que de quelques mois, en avril 2001, lorsqu’un grand critique, allant de Milan à Florence s’est retrouvé coincé dans des embouteillages suite à un accident, décide de s’arrêter à Modène et de manger à l’Osteria. Quelques jours plus tard dans le magazine culinaire Espresso l’on peut lire le regret de ce critique de ne pas s’être rendu plus tôt dans son restaurant et d’être désolé que les personnes vivant à Modène ne comprennent pas sa cuisine. Cet article a ouvert à Massimo Bottura la scène entière de la critique gastronomique. Les journalistes ont vu quelqu’un prêt à prendre des risques que peu prenaient à cette époque en Italie. Sa cuisine était dès lors acceptée et cela envoya un message à l’Italie toute entière. En novembre 2001, il reçoit des prix d’interprétation culinaire et du meilleur jeune chef en Italie ainsi que sa première étoile au Michelin. Il est aujourd’hui le troisième meilleur restaurant du monde.

Ta partie rationnelle, ta « cacahuète » revient au galop et te dit que tu en as déjà entendu plein des histoires comme celle-ci et que ce n’est clairement pas donné à tout le monde ! Remercie-la simplement de si bien faire son travail de te protéger, ton être tout entier qui lit ou écoute cet article en ce moment. Rassure-la qu’elle sera écoutée en temps et en heures.

Simplement maintenant que toute la somme de tes parties intérieures, toi dans ton entier, vibre de l’émotion suscitée par le rêve porté à ton niveau conscient par ta partie 9, j’ai une question à te poser. Imagine ta vie être un livre qui raconte une histoire, ta PROPRE histoire racontée en plein de chapitres. Quelle sera la phrase qui clôturera le dernier chapitre du livre ?

Je te pose cette question parce qu’ô combien de personnes en fin de vie regrettent de n’avoir pas vécu leur propre vie et leurs rêves, car ils ont plutôt suivi ce que la société, leur environnement leur a dicté. C’est le constat de Bronnie Ware, ancienne infirmière aux soins palliatifs en Australie qui a accompagné et discuté avec beaucoup de personnes aux portes de la mort.

Alors, je te repose la question, quelle sera la dernière phrase de ton livre ?…
Peu importe le domaine de ta vie dans lequel tu choisis d’évoluer ! Je te parle ici d’entrepreneuriat parce que je sais que beaucoup d’entre nous, jeunes femmes trentenaires, souhaitons vivre cette expérience, mais cela peut aussi être dans ta vie familiale ou tes loisirs !

J’appuie sur ce point, parce qu’on oublie tellement de revenir à notre rêve, à cette vibration interne qui nous serre de moteur et qui nous donne la direction !

Tout commence par un rêve, c’est la fondation, la racine, l’ancrage. Ce qui te permettra, tout comme l’arbre, de rester debout dans la tempête ou comme l’algue, comparée au plancton qui lui vogue au grès des courants, l’algue, elle, reste en place.

Et si ta vie, ta santé dépendaient de ton rêve ? Pour lequel serais-tu prête à crier, comme Martin Luther King « I have a dream ! » ?

Sur ce, je te laisse continuer de ranimer tes rêves et je te remercie d’avoir lu ou écouté cet article !

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Ou attendre la semaine prochaine où nous passerons à la deuxième étape du parcours du « projet » avec la partie 8 où l’on parlera de ce qui est important pour nous.

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